Projet Associatif

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APEI  Pays de Thau

2010 — 2014

Sommaire

Projet associative APEI de Frontignan Pays de Thau. 1

Le projet Associatif notre document federateur 4

Les valeurs historiques et actuelles portées par l’association. 4

Historique et devoir de mémoire. 4

Ses Présidents. 5

Les buts que se donne l’Association. 6

Defendre la personne handicapée mentale. 6

Reconnaitre la cityonneté. 6

Elle s’appuie sur les valeurs édictées par : 6

Elle milite en faveur de la personne atteinte de handicap mental 6

Elle se doit de promouvoir, informer, accueillir et gerer 6

Objectifs et Actions. 7

Respecter les droits de chacun. 7

Accueillir, soutenir et défendre. 8

Les bébés et tous petits. 8

Les enfants et adolescents. 8

Les adultes. 9

Les Personnes handicapées mentales avancées en âge. 11

Les moyens pour atteindres ses buts. 12

Fonctionnement 12

Travail en réseau : partenaires et acteurs extérieurs. 13

Ressources mobilisées. 13

Patrimoine Associatif 13

Ressources humaines. 15

Les bénévoles. 15

Les professionnels. 15

Le projet Associatif notre document fédérateur

Nos statuts définissent la raison d’être de notre association et fondent son action. Cependant, pour une mise en œuvre opératoire des projets de l’association, il est nécessaire de préciser les valeurs, les objectifs, les buts, les moyens mobilisés et mobilisables, et les orientations. Dans cette perspective, notre projet associatif constitue un outil de management et de communication indispensable, en interne comme en externe.

Notre projet associatif en organisant les réflexions stratégiques, est le document fédérateur auquel chaque membre, ami et professionnel pourra se référer, permettant ainsi d’y trouver les réponses aux questions qui dépasseraient le cadre de l’établissement ou des services.

Pour cela, nous devons nous donner les moyens de maîtriser les principes de l’analyse stratégique à l’origine des objectifs et du déploiement stratégiques du projet associatif.

Les valeurs historiques et actuelles portées par l’association

Historique et devoir de mémoire

L’APEI de frontignan pays de Thau a été fondée le 6 mai 1957. Elle se dénommait alors « association familiale départementale pour l’aide aux enfants infirmes mentaux section de Sète ».

- Octobre 1961 l’association acquiert un terrain rue des lierles à la peyrade sur lequel sera édifié son premier établissement

- Avril 1967 Ouverture de l’institut médico-éducatif appelé à l’époque « unité de rééducation » de la Peyrade, agréé pour recevoir 24 enfants.

- Janvier 1970 Extension de l’établissement qui est agréé pour accueillir 60 enfants.

- De 1979 à 1983 : à la demande de l’association, le nombre d’enfants accueillis passe progressivement de 60 à 47.

- Avril 1973 Ouverture du centre d’aide par le travail. Il est agréé pour accueillir 20 adultes

- Décembre 1975 Le cat est habilité pour recevoir 60 adultes dont 34 sont hébergés en foyer

- De décembre 1975 à juillet 1992, le CAT est autorisé à accueillir progressivement 110 adultes.

- Juillet 1979 L’association familiale départementale pour l’aide aux enfants infirmes mentaux prend le nom de « association de parents d’enfants inadaptés » (a.p.e.i. de Frontignan).

- Mars 1982 La demande de création d’une maison d’accueil spécialisée (m.a.s.) de 10 places est agréée (portée à 11 places par arrêté du 31.08.1984).

- Octobre 1987 Création d’un sessad (service de soins et d’éducation spécialisée à domicile) de 7 places par redéploiement.

- Le nombre d’enfants accueillis à l’ime passe de 47 à 40.

- Décembre 1990 Arrêté portant le nombre de personnes accueillies en mas de 11 à 20 adultes.

- Mars 1993 Autorisation du Conseil Général pour créer par redéploiement, un service d’accompagnement et d’insertion de 8 places (bouquet des garrigues).

- Le nombre de personnes accueillies au foyer / cat passe de 34 à 26 adultes.

- Février 1995 Sous la pression de l’administration, le service d’accompagnement et d’insertion est transformé en foyer logement éclaté.

- Janvier 1997 Arrêté autorisant l’extension de 18 places de la capacité de la MAS et de son transfert sur Mèze.

- Décembre 1998 L’APEI prend le nom de « association de parents et amis de personnes handicapées mentales (APEI de frontignan pays de Thau).

- Avril 2001 Arrêté du conseil général autorisant l’extension du foyer-cat de 26 à 35 places.

- 2005 : extension du Sessad, portant sa capacité à 15 places

- Juin 2007 Agreement d’une place supplémentaire portant ainsi à 9 places

Ses Présidents

- 1957 – 1964 M. Mur

- 1964 – 1967 M. Crespy

- 1967 – 1977 M. Sanchez

- 1977 – 1985 M. Courtieu

- 1985 – 1985 M. Dessimoulie

- 1986 – 2008 M. Courtieu

- Depuis 2008 M. Lemesre

Les buts que se donne l’Association

Défendre la personne handicapée mentale

Apporter aux familles ayant un enfant handicapé mental un appui moral, une écoute. Développer entre elles un esprit de solidarité, les amener à participer activement à la vie associative.

Reconnaitre la citoyenneté

L’APEI de Frontignan Pays de Thau reconnait que la personne porteuse d’un handicap mental est d’abord et avant tout une personne, qui a les mêmes droits et les mêmes devoirs que toute autre. La reconnaissance de ces droits et l’accès aux structures de droit commun doivent lui être garantis.

Elle s’appuie sur les valeurs édictées par :

ü La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée par l’ONU (10/12/1948) ;

ü La Convention relative aux Droits de l’Enfant, ratifiée par l’UNICEF le 20/11/1989 et entrée en vigueur le 02/12/1990 ;

ü La Charte pour la Dignité des Personnes Handicapées Mentales adoptée par l’UNAPEI le 20/05/1989 ;

ü La Charte des Droits et Libertés de la Personne Accueillie introduite par la loi de janvier 2002.

ü Loi n° 2007-308 du 5 mars 2007 portant réforme de la protection juridique des majeurs

Elle milite en faveur de la personne atteinte de handicap mental

Afin que toute personne handicapée mentale ai la reconnaissance de « citoyen à part entière » et ai un statut :

- social, qui garantit le droit à la vie, à la possibilité de vivre au milieu de ses concitoyens, à gérer sa vie, à faire des projets, à les réaliser.

- économique, qui lui offre la possibilité de disposer de revenus décents, de gérer ses revenus et de profiter des produits de son épargne.

- culturel, qui donne les moyens d’accéder à une participation culturelle, artistique et sportive

Elle se doit de promouvoir, informer, accueillir et gérer

- Promouvoir, gérer les structures et services créés en vue d’éduquer, de préparer au travail protégé, d’héberger et d’insérer les enfants et adultes confiés et veiller à ce que soient privilégiés, l’épanouissement et le plaisir de vivre.

- Informer, entretenir des relations étroites avec les Pouvoirs Publics, les Elus, les autres Associations afin que soient défendus et actualisés les droits des handicapés mentaux.

Objectifs et Actions

Respecter les droits de chacun

L’Association affirme sa volonté de renforcer la participation du plus grand nombre de parents et d’amis à la vie associative, en leur faisant connaître son action et l’importance de leur adhésion et de leur engagement pour le devenir des personnes handicapées mentales.

L’Association doit prendre en compte le rôle des familles et leurs demandes dans le respect des choix des personnes handicapées mentales devenues adultes.

Elle garantit aux parents la pérennité de son rôle dans la volonté de maintenir la qualité de l’accompagnement des personnes handicapées mentales. En particulier elle reste vigilante lorsque les parents ont disparu.

Elle doit faire évoluer les regards de la société vis-à-vis des personnes porteuses d’un handicap mental et apporter sa contribution dans tous les débats concernant leur vie et leur place dans la société;

Elle se veut reconnue comme un véritable partenaire, une force de proposition, crédible et créative;

Elle doit évaluer les besoins et les perspectives en matière d’accompagnement, pour entreprendre elle-même ou faciliter la création de nouvelles structures adaptées à ces nouveaux besoins;

La compétence de ses professionnels étant un souci constant de l’APEI, elle participe à l’élaboration des programmes de formation permanente établis chaque année avec les Directeurs d’Établissements et avec l’avis du Comité d’Entreprise.

Les Bénévoles, parents ou non, auxquels l’APEI peut faire appel pour l’encadrement d’activités de loisirs, doivent répondre aux mêmes critères d’éthique, dans le respect total de la personne handicapée mentale.

Accueillir, soutenir et défendre

Les bébés et tous petits

L’APEI apporte son appui actif à toutes actions (d’information, de sensibilisation ou de formation concernant l’aide médico-sociale précoce) destinées aux familles et à tous les professionnels de la petite enfance (personnels médicaux, paramédicaux, éducatifs, de crèches, etc.).

Elle considère que la prise en charge des bébés doit être le plus précoce possible, sur les plans éducatif, ré-éducatif, médical, intégration, soutien parental…

L’APEI met l’accent en particulier sur l’accompagnement du couple parental, lors du diagnostic du handicap ou de sa découverte à la naissance. Des rencontres avec des parents ayant vécu le même événement permettent de rompre l’isolement des familles, d’aider à l’acceptation du handicap, de leur faire découvrir la richesse du soutien associatif et de les y intégrer progressivement.

Elle apporte son appui actif à toutes actions (d’information, de sensibilisation ou de formation concernant l’aide médico-sociale précoce) destinées aux familles et à tous les professionnels de la petite enfance (personnels médicaux, paramédicaux, éducatifs, de crèches, etc.).

Les enfants et adolescents

L’APEI affirme sa volonté de développer les apprentissages pour tous les jeunes, en fonction de leurs capacités et de leur Projet Individuel, tant en Institut Médico-Educatif (IMP et IMPro) qu’en SESSAD.

Ces apprentissages doivent permettre à chacun d’accéder à la stimulation permanente sur tous les plans, au plus haut de leurs potentialités, et ce, le plus précocement possible. On veillera en permanence à faire progresser chacun, à stimuler ses acquisitions.

Cette mission de développement global du jeune inclut les domaines :

- intellectuel, cognitif, sensoriel, scolaire, moteur, langagier, pré professionnel, (apprentissages…)

- thérapeutique (soins et rééducations destinés à faciliter la formation et l’apprentissage)

- social (ouverture vers l’extérieur par la pratique de toutes activités éducatives, sociales, sportives, artistiques, de communication, d’information sur l’affectivité et la sexualité…)

Cette volonté de développement de l’enfant et de l’adolescent devra privilégier :

- la possibilité pour chaque jeune d’effectuer ses propres choix, tout en cheminant dans la connaissance et l’acceptation de son propre handicap,

- l’individualisation des modalités de mise en œuvre,

- l’ouverture vers l’extérieur, et l’intégration en milieu ordinaire chaque fois que possible,

- développer les apprentissages pour tous les jeunes, en fonction de leurs capacités et de leur Projet Individuel, tant en Institut Médico-Educatif (IME) qu’en Institut Médico Professionnel (IMPro),

- permettre à chacun d’accéder à la stimulation permanente sur tous les plans, au plus haut de leurs potentialités, et ce, le plus précocement possible. On veillera en permanence à faire progresser chacun, à stimuler ses acquisitions.

- La famille est associée à l’accompagnement de son enfant, et devient ainsi, partenaire éducatif et, chaque fois que possible, associée à l’élaboration du projet Individuel. Les professionnels offrent leur appui aux parents pour assurer la cohérence Établissement-domicile tendant ainsi à une véritable alliance éducative.

Les adultes

Chaque adulte a droit au type de prise en charge ou d’accompagnement qui correspond le mieux à ses potentialités, ses besoins et ses aspirations.

L’APEI offre ainsi un choix de possibilités d’accueil répondant au degré d’autonomie de chacun.

Les orientations se feront en fonction des besoins et capacités de la personne et non par défaut et chaque formule d’accueil bénéficiera de la même attention tant dans l’exigence de qualité de l’accompagnement que dans l’obtention des moyens nécessaires.

L’APEI veillera à ce que chaque adulte soit doté d’un Projet Individuel

régulièrement réexaminé et qui devra prendre en compte l’expression directe de la personne et sa capacité à effectuer des choix. Tout en respectant la liberté des adultes et leur désir d’autonomie, la place de la famille sera préservée auprès de chaque personne porteuse de handicap mental.

L’inébranlable conviction que toute personne est capable de progrès

amènera tous les intervenants à mettre en place des passerelles permettant le passage d’une formule d’accueil à une autre et à proposer à chacun les conditions de vie les plus proches possible du milieu ordinaire tant dans le domaine de l’hébergement, du travail, de la vie affective que des activités facilitant sa présence dans la société.

L’APEI voit dans le travail, véritable instrument d’intégration sociale

la possibilité d’acquérir pour chacun un statut social valorisant, de nouer des relations avec ses pairs, et de contribuer à une production utile. Le travail ne devra pas être réservé aux personnes les plus productives, et le plus grand nombre de personnes devra pouvoir accéder au statut de travailleur, que ce soit en ESAT ou bien en Entreprise Adaptée, en stage en entreprise ou en milieu ordinaire. Le travail représente non seulement un moyen d’intégration mais aussi d’insertion sociale et professionnelle.

Il s’agit d’offrir à chacun des possibilités de travail adaptées à ses désirs et capacités. Les activités de soutien d’ordre éducatif ou social prévues dans les textes seront dispensées pendant le temps de travail pour garder à l’ESAT sa dimension éducative d’aide par le travail qui est sa vocation.

Cependant, l’APEI garde à l’esprit que le travail n’est pas une fin en soi

La prise en charge des personnes handicapées mentales adultes peut se faire dans d’autres structures.

La personne atteinte d’un handicap mental grave, ou dont l’état s’est dégradé, doit pouvoir trouver dans un lieu qui lui convienne, la qualité de vie que bien souvent la famille ou l’établissement spécialisé où elle se trouvait ne peuvent plus lui offrir. Il peut s’agir de M.A.S (Maison d’Accueil Spécialisé), de Foyer Médicalisé ou bien de Foyer occupationnel. Dans tous les cas, la disponibilité et la technicité des équipes d’encadrement devront créer des conditions de vie équilibrée, assurant à la fois sa protection (sécurité physique, psychique et sociale) et sa stimulation. L’expression de la personne et son épanouissement maximal sera recherché, toujours dans un souci de socialisation tant en interne qu’à l’extérieur.

L’APEI doit favoriser la diversité des activités

Elle peut être amenée à proposer tant au sein de structures extérieures (associations culturelles, sportives, etc.) que dans les locaux associatifs ou municipaux, des activités de loisirs en dehors des heures de prise en charge dans les établissements spécialisés. La diversité des activités proposées permet à chacun, de s’exprimer et de s’ouvrir à une vie sociale et culturelle plus riche. Des activités de même type peuvent aussi être proposées pendant les congés, permettant ainsi à ceux qui ne partent pas en vacances d’occuper leurs loisirs.

Les Personnes handicapées mentales avancées en âge

Il appartient à l’Association et aux professionnels d’écouter les attentes des personnes handicapées et ainsi de proposer et inventer des solutions plurielles et évolutives.

De nombreuses questions se posent aux personnes handicapées mentales avançant en âge :

- Où habiterai- je ?

- Aurais- je les moyens de payer mon nouvel habitat ?

- Après mes parents, qui s’occupera de moi ?

- Resterai-je près de l’endroit où j’ai toujours vécu ?

- Garderai-je le contact avec mes anciens collègues ?

- Comment me déplacerai-je pour continuer mes activités de loisirs ?

- Partirai-je en vacances ?

- Qui prendra soin de moi ?

Dès que les personnes handicapées présentent des signes évidents d’une pathologie du vieillissement, même prématuré,

l’Association, assistée des moyens humains et techniques dont elle dispose, s’attachera à mettre en œuvre les meilleures conditions d’accueil et de vie ou à rechercher les solutions adaptées à leur état physique, psychique et à leurs projets pour garantir la continuité de leur prise en charge.

Le handicap qui a marqué la personne pendant toute sa vie ne disparaît pas avec l’âge. Il a naturellement tendance à s’aggraver. La personne handicapée vieillissante a droit à ce que les aides qu’elle a reçues jusque là lui soient maintenues en plus de celles liées à son vieillissement normal ou anticipé. Son accueil éventuel en maison de retraite ordinaire, même médicalisée ne saurait faire oublier la permanence du handicap et des compensations qu’il nécessite.

Continuité de la prise en charge ou solution adaptée

Par rapport aux moyens et aux méthodes éducatives épanouissantes et stimulantes dont elles auront bénéficié dans le passé, les prises en charge et l’accompagnement qui devront s’instaurer en faveur de ces personnes, s’attacheront à mettre en œuvre les meilleures conditions de calme, de repos et de sérénité. Ils devront se conformer aux aspirations de la personne quand elles peuvent s’exprimer, dans le respect de la dignité et dans une ambiance d’affectueuses attentions.

En cas de disparition des parents, ou d’une personne proche

l’Association apportera, si nécessaire, la meilleure assistance possible pour aider moralement ou matériellement la personne handicapée.

Les moyens pour atteindre ses buts

Fonctionnement

Le conseil d’administration cherche dans sa composition à réunir des compétences ou expériences diversifiées en lien avec l’objet de l’association. Les membres parents et amis, administrateurs ou simple adhérents, participent selon leurs disponibilités aux différentes instances du dispositif de fonctionnement associatif. Il leur est cependant demandé, dans la limite de leurs possibilités, un engagement continu dans les actions entreprises.

L’association entend aujourd’hui en toute circonstance renforcer et prolonger cette ouverture. Elle veille à être directement représentée auprès de ses partenaires extérieurs par son Président et/ou son Directeur Général dûment mandaté, dans toutes les situations où sa responsabilité juridique et/ou gestionnaire est la plus engagée : en particulier lors du dépôt des documents budgétaires annuels, de projets de création de structures nouvelles, de présentations d’initiatives spécifiques…

Elle s’engage à participer à la création, au développement et/ou à la mise en réseau de toute structure sociale ou médico-sociale visant à satisfaire les objectifs associatifs.

L’association entend que dans chaque établissement ou service qu’elle gère, soit élaboré un projet d’établissement concrétisé à partir d’un diagnostic incluant les réflexions des utilisateurs, de leurs parents et/ou représentants, des membres du conseil d’administration et des professionnels. Celui-ci doit définir les orientations conceptuelles et techniques générales sur lesquelles tous professionnel devra prendre appui pour mettre en œuvre et développer son action quotidienne auprès de la personne handicapée mentale.

L’Association pose comme impératif l’élaboration par chaque équipe transdisciplinaire, en lien avec les usagers, leurs familles et/ou représentants légaux, d’un Projet Individuel personnalisé. Ce dernier sera élaboré à partir d’un diagnostic des besoins spécifiques de la personne prise en charge. Il tiendra compte des modalités les plus ajustées à l’accompagnement de celui-ci vers l’optimisation, de ses aptitudes propres à s’inscrire dans les dimensions affectives et sexuelles, relationnelles, professionnelles, culturelles et sociales de la vie.

L’Association devra mettre en œuvre des outils nécessaires à une évaluation transmissible de son action institutionnelle afin d’apporter les améliorations qualitatives susceptibles de se rapprocher toujours d’avantage des besoins des personnes handicapées mentales dont elle assure la prise en charge et l’accompagnement.

Travail en réseau : partenaires et acteurs extérieurs

La volonté de l’APEI d’inscrire les personnes handicapées dans une contribution à l’activité économique conduit l’Association à établir des relations partenariales avec les entreprises « donneur d’ordre » appartenant au milieu ordinaire de travail. Dans ce cadre l’association développe toute initiative permettant un juste équilibre entre les contraintes du milieu économique et les exigences attachées à l’accompagnement et au respect de la personne handicapée, notamment en termes de soutien

L’APEI s’inscrit dans une relation partenariale avec les représentants politiques, administratifs, avec les associations du secteur sanitaire, médico-social, social et éducatif, ainsi qu’avec les acteurs du secteur économique, et ce, dans le respect des orientations associatives

L’Association, par l’intermédiaire de son Président et aussi de son Conseil d’Administration, accompagné par son Directeur Général, entend développer avec ses partenaires une relation en vue de contribuer au développement des actions mises en œuvre au bénéfice des personnes en situation de handicap mental.

L’APEI recherchera tout partenariat avec d’autres Associations défendant les mêmes buts. Cela pourrait se concrétiser, à terme, par une ou des fusions intégrations, dans la mesure où les nouvelle entités ont les mêmes valeurs que l’APEI de Frontignan ainsi que les mêmes exigences en matière de protection des personnes handicapées mentales.

Ressources mobilisées

Patrimoine Associatif

Le foncier

Au cours de son histoire, l’APEI a pu acquérir du patrimoine foncier, que ce soit par leg, don ou achat.

Pour l’APEI, tout ce patrimoine ne doit servir que dans l’intérêt des personnes handicapées mentales et selon son projet associatif

L’APEI se doit de valoriser et pérenniser ce patrimoine mais aussi prospecter en vue d’acquérir de nouveaux terrains ou bâtiments, afin d’accueillir des créations d’établissements ou d’activités adaptées aux personnes handicapées mentales qui peuvent être culturel ou de loisir.

Les structures médico-sociales

A ce jour, l’APEI peut offrir une prise en charge aux personnes handicapées mentales, au travers de ses établissements médico-sociaux, relevant du CASF :

  • IME …………………………………… 40 enfants et adolescents
  • SESSAD………………………………. 15 enfants
  • ESAT………………………………….. 110 adultes
  • FOYERS………………………………. 34 adultes
  • FLE…………………………………….. 9 adultes
  • MAS…………………………………… 38 adultes

L’APEI devra en relation avec les ARS et le conseil général proposer , demander, des créations ou extensions de ces établissements, afin d’étendre ses capacités d’accueil, ou rechercher des partenariats.

Le patrimoine terrien agricole

L’APEI de Frontignan possède des terres agricoles (vignes, oliviers, maraîchage…) sur lesquelles pourront se développer des activités, mais dont les seuls objectifs sont :

- insertion de postes de travail adaptés aux personnes handicapées mentales

- support de thérapie pour travailleurs handicapés, par des activités de travail dans le milieu de la nature et de l’agriculture

- valorisation de l’image des activités agricoles et de la personne handicapée mentale

- formation et sensibilisation des travailleurs handicapés en matière d’écologie et de développement durable.

La participation dans des filiales

L’APEI, en conformité avec ses statuts, peut être amenée à prendre part dans des sociétés filiales, mais dans le seul but de pérenniser les dispositifs à destination des personnes handicapées mentales, que ce soit des postes de travail ou de l’hébergement.

En aucun cas, l’APEI ne recherchera une quelconque spéculation sur ces participations.

Ressources humaines

Les bénévoles

L’APEI de Frontignan peut faire appel à des bénévoles, parents ou non, afin d’assurer son fonctionnement et éventuellement des activités de loisirs. Ces derniers doivent répondre aux mêmes critères d’éthique que précédemment évoqués, dans le respect total de la personne handicapée mentale.

L’APEI est favorable à ce que ces bénévoles s’inscrivent dans le cadre d’une formation continue.

Les professionnels

L’APEI peut s’appuyer sur ses salariés, travaillant dans le cadre d’une équipe pluridisciplinaire. Ils deviennent des partenaires incontestables et incontournables des parents gestionnaires.

Ainsi, l’APEI devra :

- faciliter un climat de confiance et de respect mutuel entre les familles et les professionnels ;

- faciliter leur adhésion à ce projet associatif, ce qui constitue ainsi un véritable contrat moral qui donne sa spécificité au travail au sein de l’Association, quel que soit le poste occupé ;

- faciliter le développement de leurs compétences, notamment au travers de la formation continue ;

- favoriser la réalisation professionnelle de chacun d’eux ;

- favoriser la concertation entre professionnels, familles et personnes handicapées mentales ;

- rechercher avec eux, les moyens pour faire vivre les projets des établissements et services

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